Mots-clé : High Rollaz UK Skate Crew

collioure caroussel

mais sur mes roulettes je peux danser, toi pas …

… dit la chansonnette.

Le come back actuel des 90s dans la culture pop est assez fantastique pour quelqu’un de mon âge (35 ans), car il permet de jouir de cette sensation incroyable que notre adolescence ringarde à base de Ewing Hi Top, de jogging en pilou-pilou et de body à épaulettes était en fait le summum de la hype. La récurrence de l’usage du patin à roulettes dans les clips vidéos me rappelle quant à elle cette malédiction qui veut que je sois la seule personne de ma famille à être totalement incapable de tenir debout sur des rollers, des patins à glace ou tout objet demandant un minimum d’équilibre et d’agilité. D’où peut-être ma fascination pour ces personnes qui savent faire la roue, le poirier, ou danser avec des patins à roulettes.

Retenez ce nom : Hiro Murai. Le réalisateur américain (et né au Japon) a signé ce magnifique clip de Chet Faker, pour son morceau Gold. Pour les plus geeks d’entre vous, Murai est également connu pour la réalisation des superbes vidéos de l’artiste Childish Gambino – aka Troy Barnes dans la série Community – Donald Glover de son vrai nom.

2014, année du patin à roulettes ? Pour chorégraphier les rythmes modern soul de The Heat, Jungle a fait appel à des professionnels-des-roues-pas-alignées, Icky and Silence, deux danseurs issus de la team anglaise de jam skating, la « High Rollaz UK Skate Crew »; ils sont ici mis en scène par Josh Lloyd-Watson, l’un des deux membres de Jungle, et le photographe Oliver Hadlee Pearch. Et ça dépote les bégonias.

Pour finir, j’avais envie de partager un oldies de 2009, une petite vidéo tokyoïte créée par la marque de streetwear et de planches à roulettes T19 Skateboards / FTC (toute jeune à l’époque) et réalisée par Tsutomu Murofushi. La luminosité surréaliste de cette ville en pleine nuit, la musique de LCD Sound System et ce quelque chose du plaisir de l’instant présent, cette manière d’être tout simplement ensemble, illustrent parfaitement le terme oldschool : « chiller », et m’hypnotisent toujours autant.